.: Une fois n’est pas coutume, je présente des excuses (sincères) !
Si... Vous, lecteurs fidèles, vous savez que j’ai souvent la dent dure... Eh oui, comme me disait il y a peu Ydikoi, tenir un blog est un acte onaniste. Et comme j’aime réagir...
Non, je ne m’excuserai pas pour avoir parlé de Carla Bruni ou pour avoir traité Sarkozy de Nabot, voire de naboléon [1]. Je ne m’excuserai pas non plus de taper sur la municipalité de Riaillé, car même si j’en apprécie certains en tant que personne, je ne cautionnerai pas cette liste hétéroclite.
"Mais auprès qui veut il s’excuser à la fin ?" vous demanderez vous excédés ! Eh bien, je présente mes excuses au personnel du Château de la Turmelière et de la Fédération des Amicales Laïques de Loire Atlantique.
En effet, dans un article du 28 août 2008, j’avais exposé mon coup de gueule bi-quotidien sur les colonies de vacances. J’avais repris le nom qu’utilise la Ligue de l’Enseignement pour ses centres de vacances, et l’avais détourné à mon profit. "Vacances pour tous ? Mon oeil ! A quand une vraie politique de tourisme social ?" décriait mon point de vue sur l’absence de réelle politique pour aider les enfants de familles à revenus moyens (et pas faibles) pour partir en vacances. Et plus spécifiquement, partir en vacances dans des lieux intéressants, encadrés et animés.
Pourtant, dans mon article, en intro, j’avais bien planté le décor :
Tout d’abord, je précise que je n’attaque pas la Ligue de l’Enseignement et son programme "Vacances pour tous", j’ai trop de respect pour la vénérable institution d’éducation populaire, fédérant les FAL et autres FOL et UFOLEP... Je n’ai repris que le terme qui était (décidément) très à propos...
Je pensais être clair. Je n’attaquais SURTOUT pas la Ligue de l’Enseignement. et pour autre preuve
...Un coup de gueule contre "je-sais-pas-qui" qui ne permet pas à des millions de personnes (salariés, chômeurs, enfants, adultes, personnes âgées, ...) de partir en congé, en dehors de chez eux. Issu d’une réflexion ouvriériste, je suis sensible au tourisme social, aussi appelé tourisme de masse.
Voilà réellement l’objet et le sujet de mon courroux [2]. Et je détaillais en m’appuyant sur deux exemples (Axel et Marianne). Celui de Marianne était sur un séjour au Château de la Turmelière dont je trouvais que le coût était important.
Mes griefs portent sur l’absence d’aide réelle pour le départ en vacances des enfants de famille modeste (Désolé, mais avec 2500 euros de salaire total par mois, faire partir 2 gamins n’est pas évident !) et sur la course au "toujours-plus-d’activités-nécessitant-des-encadrements-techniques-pointus" comme le quad, le kayak ou le saut en parachute ou la plongée. Sans parler du coût inhérent de l’activité.
Loin de moi l’idée donc de jeter la pierre à Paul, Jacques ou Stéphane [3] en disant "c’est la Ligue de l’Enseignement", "c’est le CHâteau de la Turmelière", "c’est Vacances pour tous" qui s’engraissent sur le dos des gentilles familles. Nan, nan, nan, ce serait trop simple, les tarifs sont partout les mêmes, preuve que ce n’est pas la structure qui est chère, mais l’activité en elle même. Et cela reste normal puisqu’il faut des personnels qualifiés (Sinon les familles portent plaintes !), des matériels entretenus (Sinon les familles portent plaintes !), des activités renouvelées (Sinon les familles portent plaintes !) et des équipements collectifs confortables (Sinon ?...).
Au détour d’une réunion, j’ai croisé un responsable de la FAL 44 qui m’a fait part du courroux [4] du directeur du centre et de lui même à la lecture de mon article. Sur le coup, sincèrement, je n’ai pas compris, car ayant pris le soin [5] de préciser que je n’attaquais surtout pas la Ligue, je ne voyais pas où était le mal. J’ai donc écouté, répondu et je me suis engagé à relire l’article. Ce que j’ai fait. Je continue de penser que mon article n’attaquait aucunement les organismes cités. Mais soit... Des éclaboussures pouvaient être projetées, cela me navre. Donc...
Je présente mes excuses aux personnels pour n’avoir pas été suffisament précis, et pour avoir pu laisser entendre que je tapais sur leurs employeurs en particulier (Et donc eux, par ricochet !). Désolé, désolé, désolé.
Voila.
.: Nouvelle monture pour mon auguste popotin.. Une R1150rt !
’a’y est ! J’ai une nouvelle monture pour mon auguste popotin... Il le fallait, mon fidèle destrier précédent m’a fait un coup de calgon dont elle ne s’est pas (encore) remise...
Alors, malgré mon attachement profond à ma 1100rt, il a fallu me résigner à aller en voir d’autres... Et j’en ai prise une... Parmi les 2 R1150rt que j’ai essayé, la première m’a été refusée (J’avais proposé trop bas pour lui). La deuxième a été négociée à moins 500 euros. Voilà ce que j’en avais dit lors des essais :
J’en ai essayé 2. Il est vrai qu’elle est l’évolution logique de ma R1100rt. Et pourtant, elle est vraiment différente. On sent un cadre plus rigide, une tenue de route améliorée. La boite "six" est un peu déconcertante, ce qui fait que venant d’une boite "cinq", je joue constamment du rapport sur les petites routes que j’ai prise. Mais elle remporte vraiment mon suffrage, tellement elle est agréable, protectrice, tout en gardant l’envie de jouer.
Je suis allé la chercher le dimanche 26 avril, en famille, sur la côté (St Père en Retz). A regarder son historique, il est d’une banalité déconcertante avec les motards actuels :
Acheté en 2005
20000 km en trois ans
Revendu en 2008
4000 km depuis

Le modèle est donc de 2005, elle est grise anthracite et équipée pour la radio (Antenne, cablage, haut parleurs mais PAS LA RADIO !). Elle avait 25 500 km au compteur lors de l’achat. Un mois et demi après, elle en a 29 000... Sic ...

Après un mois et demi de route avec, ville, petites routes, grandes routes et autoroutes, pluie, brouillard et soleil, je confirme mon impression lors des essais. Il y a une vraie évolution entre la 1100 et la 1150 sur la tenue de route. Le cadre est plus rigide et le cap plus précis. Après, elle a toujours ce terrible défaut de frotter de partout dans les virages.
Je me fait encore mal à l’embrayage hydraulique. Associé à cette boite que je connais (elle) pourtant bien, mes passages de vitesse ne sont toujours pas très propres, je fais encore des à -coups à la ré-accélaration. Bon, ca passera.
Le double allumage électronique me permet de baisser de presque un litre ma consommation d’essence, sans changer ma conduite. En duo chargé, à 110/120 de croisière, je consomme environ 5,8 litres/100, ce qui pousse mon autonomie à plus de 400km avec un plein. Le 1100 consommait plus. Etait ce le mien en particulier ou le modèle, je ne sais pas.

Le système de freinage intégral est ... particulier... et assez ... dangereux pour ... les testicules ! En effet, au freinage arrière, l’effet est immédiat à vitesse basse ou moyenne, ca freine fort, d’où projection du corps vers l’avant (Si on fait pas gaffe) et écrasement testiculaire sur le réservoir. Cela m’est arrivé 3 ou 4 fois... Aie aie aie... Autant on peut doser l’avant, autant l’arrière est brutal. Et puis, le sifflement de la pompe électrique de la centrale ABS, à l’arrêt, est assez pénible. Mais bon, BMW a compris, ils ont arrêté le système après. Pour ceux qui seraient intéressés par le modèle, et qui font leur entretien tout seul, il faut impérativement purger la centrale en même temps que le circuit, au risque que l’humidité s’installe dedans et abime la centrale. C’est un conseil entendu et lu souvent.
Le boite à six rapports est agréable. La six est en fait une overdrive, et l’étalonnement permet de plus pousser les rapports que sur la 1100. Après, comme l’autre, les rapports utilisables sont 3, 4, 5 et 6, la seconde n’étant qu’un prolongement de la première.
Bref, que ce soit à deux ou en solo, elle est vraiment agréable. Les améliorations sont sensibles par rapport à sa petite soeur le 1100rt, mais appréciables.
D’ailleurs, le test de Moto Mag confirme mes propos :
Le Boxer passe de 1085 à 1130 cm3, et le rapport volumétrique augmente de 10,7/1 à 11,3/1. Plus de puissance donc (5 ch), mais aussi un couple (+ 0,5 m.kg) mieux réparti. En ce qui concerne la transmission, la R 1150 RT adopte un embrayage à commande hydraulique et une boîte six vitesses caractérisée par un dernier rapport de type "overdrive". Pour avoir comparé les deux versions à vitesse égale (130 km/h), le compte-tours de la 1150 affiche 4 000 tr/min au lieu de 4 500 tr/min sur la 1100. Du côté de la partie-cycle enfin, le pneu arrière passe de 160 à 170 mm de largeur et de 18 à 17 pouces et la 1150 se montre nettement plus maniable. Les reprises, tout comme l’allonge du moteur, sont nettement supérieures à la 1100. En cinquième, la 1150 dépose tout de suite sa devancière. Bref, l’agrément de conduite sur route a bien progressé même si ce moteur n’est pas un modèle de douceur. La protection et le confort du pilote et du passager sont satisfaisants, malgré des suspensions qui ont un peu de mal à gommer les aspérités. L’autonomie est une des meilleures de la catégorie. Même en duo avec bagages, la R 1150 RT est très saine à conduire. De plus, des détails pratiques comme le gros vide-poches dans le carénage, le béquillage aisé ou encore des valises bien conçues rendent agréables le quotidien.Test de Moto Mag
Pour info :
Moteur : 1 130 cm3, 2 cylindres à plat
Alésage 101 mm X course 70,5 mm, refroidi par air
1 ACT et 4 soup./cyl.
Injection électronique
6 vitesses, transmission par arbre et cardans
Puissance 95 ch. (70 kW) Ã 7 250 tr/min
Couple 10 daN.m à 5 500 tr/min
Partie cycle : module AV / moteur porteur
Fourche Telelever
Suspension Paralever AR et mono-amortisseur
Freinage ABS Integral AV 2 disques diam. 320 mm / étriers 4 pistons - AR disque diam. 276 mm / étrier 2 pistons
Pneus AV 120/70 x 17 - AR 170/60 x 17
Hauteur de selle 805/825/845 mm
Réservoir 25,2 litres
Poids à sec (usine) 279 kg
Faisant suite à mon article sur le Tomtom Rider II, je parlais d’un support que j’avais acheté (cher) pour la R1150rt. Je l’ai reçu et voici ce que cela donne.

C’est propre non ? Maintenant, j’attends le support de retour de garantie pour le monter avec le faisceau électrique.
Suivra comme modif le montage de l’attelage remorque. En effet, Agnès vend son side car. Et nous avons eu l’opportunité de trouver à pas trop cher un attelage pour la R1150rt. Il faut le monter, et trouver (ou faire faire) la remorque. A suivre...
.: A la découverte de l’eau pour trois écoles
Ouest France du 10/06/09

Une centaine d’élèves du Réseau Rural d’Education des écoles de Riaillé, Teillé et Vritz se sont retrouvés vendredi 29 mai au plan d’eau de Teillé pour un rallye sur le thème de l’eau. Les enfants ont participé à des ateliers d’observation autour du plan d’eau pour un groupe. Parallèlement des ateliers avaient lieu dans les classes pour l’autre groupe : mélanges, transvasements, recherche documentaire, lavage de l’eau....
.: Elections européennes, Home, Sarkozy et Europe écologie
Ca y est, les élections sont passées... J’ai voté hier, et pour ceux qui suivent, j’ai voté pour Europe Ecologie (Comme je l’avais indiqué ici, malgré mon post là ), sans trop de scrupules tout de même. J’ai regardé les programmes, et je ne pouvais me résigner à votre pour le Front de gauche, qui, malgré des valeurs affirmées et ancrées de gauche, me reflétait aussi le nucléaire et le productivisme.
Je n’ai pas la prétention d’être un chroniqueur politique, juste un citoyen qui tente de réfléchir. En même temps, mon article sur mes choix politiques pour les élections européennes a été lu par plus de 500 personnes en une semaine. Certes, le contexte faisait que certains mots étaient recherchés, mais quand même...
Ce matin, je me réveille quand même avec une certaine gueule de bois, et pas celle des lendemains de fête arrosée (Contrairement à mes camarades de parti qui ont du, eux, faire la fête !). Je vous livre mes commentaires sur les résultats et surtout, ensuite, mon sentiment sur les suites.
En introduction, je pense qu’il est utile de rappeler que le grand perdant du scrutin reste la démocratie. Avec 60,2% d’abstention (Donc, pas de déplacement pour aller voter), presque 2/3 des électeurs français ne se sont pas déplacés. On aurait pu penser qu’en pleine crise, en pleine déconfiture du système, les électeurs auraient pu profiter de cet espace de parole pour dire des choses (Pour la droite ou pour la gauche), mais non. Et à chaque fois, les chroniqueurs s’étonnent... Pourtant, on sait que traditionnellement, les plus touchés par les catastrophes ne sont pas ceux qui s’expriment et donc, ceux qui ne votent pas. Et par conséquence, ce sont ceux qui manquent à la gauche, de l’extrême jusqu’au PS (Hormis les bataillons militants). On peut donc penser que la crise ne bénéficie pas forcément à la gauche, contrairement à ce qu’on pourrait légitimement en penser. Et pour finir sur l’abstention, je ne crois vraiment pas que c’est parce que les européens, ou les français, ne s’intéressent pas à l’Europe ou qu’ils ne comprennent pas, mais parce que les campagnes sont pénibles, les partis assez discrédités et que l’Europe ne s’intéresse pas assez à eux.
Reprenons par liste :
UMP : soyons beau joueur, le parti du nabot a réussi là où les précédents avaient échoués avec 28% de suffrages. Si un français n’a pas entendu que depuis 79, aucun parti au gouvernement n’avait remporté d’élections intermédiaires, ... Et alors ? L’UMP a réussi ses élections, car il est rassemblé autour du Président (Certains diront "uni", certains diront "autoritairement uni", je laisse le choix) et parce que les concurrents sont nuls à droite (FN, MPF et Modem). Et puis, bon, quand même, relativisons aussi (Et ce pour les autres partis itou !) : ils ne recueillent que 28% de 40% des électeurs inscrits sur les listes ! Soit environ 28% de 40% de 42 000 000 personnes, soit 4 700 000 !!!
PS : cinglante défaite... Et les propos des leaders du PS hier soir ne m’ont pas fait l’effet qu’ils aient compris... Le rassemblement et autres conneries du style ne sortiront pas le PS de la machine à perdre. Ce qu’il faut, c’est réinventer ensemble un nouveau projet de société, sans courir après qui que ce soit, et surtout, sans placer tel ou tel candidat avant le projet.
MODEM : vous connaissez mon amour pour le MoDEM, ce faux nez de la droite. C’est Arnaud Montebourg qui a bien résumé ce que je pense du MoDEM hier soir : "Il est parti de droite et on ne sait pas où il va atterir"... Malheureusement, on ne sait pas où il VEUT atterrir, mais on sait un peu plus où certains voudraient le voir atterrir !
Europe Ecologie ; saluons le travail des militants de terrain et soyons heureux du score inespéré des écolos. La planête ne s’en portera que mieux. Après, je reste vigilant sur la provenance des voix (Manifestement, du PS et du MoDEM) et des conséquences que cela entrainera. Ces voix ne sont pas fidèles, le vrai vote sanction se trouve là , à mon avis, dans un vote écologiste qui dit "les partis traditionnels ne valent plus grand chose pour répondre à mes soucis" + "Ma planète va mal, aidons la". On verra comment ces voix se (re)traduiront sur les prochaines élections locales en France, les régionales étant les prochaines, mais à coup sûr, mes petits camarades vont avoir un levier intéressant. Ce qui me chagrine, c’est que les Verts français depuis quelques temps, ont la fâcheuse habitude de ne pas réussir à capitaliser les succès, au niveau national. Il est vrai que notre direction actuelle est assez navrante, et que la tendance à vouloir gommer l’appartenance à la gauche (Et aux Verts) est très présente. J’espère aussi que les projets de Cohn Bendit de virer Barroso en faisant une coallition PSE / Ecolos / Centre, ne se traduira pas en France par les mêmes tendances. Il ne manquerait plus que CAP 21, le MoDEM et les Verts se rassemblent dans un grand parti "développement durable"...
Front de gauche : je pensais qu’il allait cannibaliser le NPA et le PS, mais visiblement, non. Leur score est plutôt honorable, et a permis de redonner du rouge au PC.
Nouveau parti anticapitaliste : Pan dans les dents. Il est (malheureusement) probable que les personnes les plus touchées par le capitalisme ne transforment pas leur angoisse et leur colère en vote, donc le NPA n’arrive pas à capitaliser. D’autant que l’élection européenne n’est probablement pas l’élection préférée de son électorat.
Lutte ouvrière : Pan sur le nez aussi.
Front national : La bête n’est pas morte, elle grommelle encore (G-Rommel ?). Encore un peu d’argent public dans les poches des fachos... La démocratie a vraiment un prix lourd à payer !
Libertas : Beurk... Trop de voix données !
Il y a une polémique sur la diffusion du film "HOME" de Yann Arthus Bertrand vendredi dernier, 2 jours avant les élections. Honnêtement, j’y avais pensé dès jeudi dernier et je me disais "bon plan pour Europe écologie et les Verts", et par répercussion, pour tous ceux qui parlent sincèrement d’environnement.
Et vu le score, et ma tendance Mulderienne, je me dis que l’excellent film de YAB a fait mouche ! Tant mieux pour la planète !
Mais après... Je me dis ... France 2 = service public = lien direct avec l’Elysée... D’où environnement = Europe écologie = "je fais la nique au MoDEM et au PS"... Je crains la petite manipulation sarkozyste sur le coup de la diffusion, même si YAB s’en défend, et je le crois. D’ailleurs, la polémique enfle... Ce qui m’embête, c’est que Neuneuil a la même idée que moi...
Bon, voila, ma pensée du lundi d’après les élections européennes... Gueule de bois, malaise continue et attentes angoissées... Pourtant, je devrais être réjoui... Mais non...
Et vous ?
.: Quand on n’a pas de bon produit, on a un bon SAV ? Retour sur mon TOMTOM Rider II

Le titre est un peu dur, certes, mais traduit quand même un peu mon désarroi. En mars 2008, pour mon anniversaire, je m’offre le Rider II de Tomtom, après quelques mois d’utilisation du Rider I qui ne chargeait plus. Le soucis habituel des Rider I était l’usuredes picots qui se limaient avec les vibrations de la moto. Embêtant pour un GPS dédié à la moto...
Je reçois la bêbête... J’avais profité d’une promotion vendant le Rider II avec le support pour la voiture. Ayant connu les déboires du Rider I posé sur les genoux, sans recharge, pour des trajets, je me suis dit que l’occasion était là . J’ai donc pris ce "lot" me permettant d’utiliser l’appareil aussi bien en voiture qu’en moto. Et heureusement...
Je reçois le colis donc, en mars. Et hop, je l’utilise dès que j’en ai besoin. Honnêtement, l’appareil en lui même est de bonne qualité, bien fini, agréable, bien en main (Quoi qu’un peu lourd), lisible en roulant sur son support de recharge...
Tiens, non, cela ne recharge plus ! Ah ah, je tombe en panne de batterie de GPS, me perd (Normal), peste après tous les Tomtom de la terre. Bref, mon support est en carafe à priori.
Renseignement pris sur les forums et auprès d’Ydikoi grand connaisseur des bidules électros et autres appareils à ondes (Le micro onde, je sais pas, j’ai jamais mangé chez lui !), il semblerait que le support soit le point faible du Rider II, et que la première génération de support est remplacé en garantie sans trop de soucis.
Je contacte le SAV de Tomtom, qui me fait faire des tests pendant des plombes pour à la finale me faire renvoyer le socle en SAV. Il m’aurait écouté dès le début, on aurait gagné du temps...
Fin juillet, il part et revient mi août. Ouh, le beau socle... Tiens non, c’est le même... Mais la référence n’est plus la même et lui, il marche. Parfait... L’hiver approche et le GPS sert moins, les grands trajets n’étant plus de mise, d’autant que je ne me déplace plus pour la FFMC.
Et puis là , il y a un mois... Pouf... Plus de charge ! Grrrr... Re.... Je recontacte le SAV de Tomtom, je leur explique que j’ai déjà changé le bazar en août, que l’appareil a été acheté en mars 2008, et donc, que je ne suis plus sous garantie de l’appareil... Mais que la garantie du socle... peut être que ... si vous étiez gentils... on pourrait peut être penser que ... la garantie est prolongée... ???? Love love love ... ???

Et ils acceptent... Je devrais recevoir prochainement mon nouveau socle. Mais là , ce sera le dernier coup, je pense qu’il n’a pas intérêt à crâmer lui. Ce qui m’inquiète, c’est que mon Rider peine à démarrer en ce moment. Tout utilisateur de Rider a laissé au moins une fois un ongle, une phallange et a juré toutes les insultes qu’il connaissait pour allumer ce truc avec l’interrupteur de mer....de qu’il y a sur le côté. Le bouton est étanche, ça, c’est sûr... Etanche à l’allumage aussi...
Sur les forums, j’ai vu qu’il fallait le réinitialisé de temps en temps... Pour chasser les mauvaises ondes ? A se demander si ce n’est pas Microsoft qui réalise ce truc...
Bref, pour conclure, je suis fana du logiciel : pratique, clair, complet, de rares bugs, des possibilités de "personnalisation", une bonne communication avec le casque via le Scala Rider... Le kit auto pour le Rider II est de bonne qualité aussi. Mais bon, le socle pour la moto... y’z’étaient malades ce jour là au service qualité ?
Autre sujet de mécontentement, mais non lié à Tomtom : les supports personnalisés pour les motos. Le kit vendu avec le Rider II ne permet pas d’être fixé sur ma moto car je n’ai pas de barre de guidon, juste des demi guidons non ronds... Donc, il me faut un socle RAM adapté... Il n’y en a pas beaucoup, mais avec le changement de moto, je me suis dit "autant en acheter un qui va pour le modèle, je vais le garder quelques temps". Alors, je l’ai commandé...

Je l’ai reçu ce matin, je vais l’installer ce week end... Il est prévu pile poil pour mon modèle de moto... Et bin, vous savez quoi ? Ils n’ont même pas mis les 2 vis pour l’attacher ! A 100 euros le bouzin, i’z’auraient pu quand même !
MEeeeeuuuuuhhhhhhhh....
.: Suis je manipulateur ?
Dans ma longue vie associative à responsabilité, régulièrement, je me suis fait traité de manipulateur.... Logique, normal, rien de bien étonnant, à partir du moment où l’on prend des responsabilités et qu’on anime une équipe, quelle qu’elle soit, quel que soit l’endroit et l’activité, on doit savoir qu’on se fera copieusement traiter de manipulateur. Peu importe.
Et puis je me suis amusé à faire le test suivant, pour rigoler. Malgré tout le sérieux qu’on peut donner à ce site et ce magazine, les tests de personnalité en 10 questions à choix multiple restent sujet à caution. Mais bon, cela donne une tendance...
Et donc le résultat est "Vous abusez en dernier recours"... Quand même...
Vous n’avez pas les caractéristiques d’un véritable manipulateur. Bien sûr, il vous arrive d’avoir recours à certains stratagèmes. Ainsi, par moments, vous faites appel à la séduction, ou bien à la flatterie. Des attitudes fréquentes chez bon nombre de gens !
La flatterie est certainement l’une des meilleures formes de manipulation, dès lors qu’elle est sincère. Sans tomber la "smithers attitude", un compliment débloque des situations et prédispose effectivement à un peu plus d’écoute de la part de son interlocuteur.
Cependant, il peut aussi vous arriver d’utiliser d’autres manoeuvres plus fallacieuses pour duper votre partenaire.
Ce sont des méthodes ultimes que vous employez parfois lorsque les autres n’ont pas abouti. Il vous est sans doute particulièrement difficile de ne pas voir tous vos désirs comblés... Il vous serait favorable d’accepter cette impuissance. Car lorsque vous dépassez les limites, votre comportement risque de décevoir, voire de peiner votre interlocuteur.
Fort heureusement vous semblez prendre conscience de vos débordements et en général vous vous en excusez.
Roooh... Méchant Guillaume ! Oui, c’est vrai, mais je ne pense pas le faire dans le cadre privé. Du moins, je le pense. Par contre, dans la vie associative et professionnelle, oui, certainement, et je l’assume. C’est de la tactique pour arriver à mes fins. Clair que oui.
Mais il vous serait profitable d’adopter un mode relationnel plus contenu. Cherchez à bien clarifier vos propos. Par exemple, lorsque vous ne parvenez pas à vos fins, reformulez votre demande en tentant d’être le plus limpide possible et d’être sûr que la personne vous a bien compris. Vous avez la capacité d’obtenir ce que vous désirez sans avoir à faire pression sur les autres.
Oui, là encore, c’est sûr. Mais bon, cela ne suffit pas toujours. Et quand la demande est claire, y compris reformulée, et que l’objectif n’est pas atteint, on tente autre chose. Même avec des aspects un brin manipulateur.
Désolé. :-)
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01:54
.: Message à mes camarades FFMCiens...
Ce matin, je suis allé faire mes courses... Quoi d’extraordinaire que d’aller faire mes courses un samedi main, cela m’arrive (presque) tous les samedis matin ... Parce que j’étais en moto ? Nan, là aussi, souvent, malgré le nbr de bouches à nourrir, les valises de la béhème ingurgitent nos courses avant nous...
Nan nan, le truc, c’est que je suis allé faire mes courses le samedi du week end de la Pentecôte. Et que j’écris ces lignes le samedi après midi du dit jour. Et cela ne m’était pas arrivé depuis 15 ans !!!
15 ans de week end de Pentecôte à crapahuter avec 500 motards hirsutes en tee shirt FFMC, Moto Mag ou Mutuelle des Motards. A ces minutes, le rapport financier doit être lu et discuté, après avoir écouté, non sans affuter les contre arguments, la lecture du rapport moral oral du bureau national. Par coeur, je connais par coeur, ce minutage aussi imprécis que réglé (Hein ?) de cet ordre du jour quasi immuable depuis la création de la FFMC et de son mouvement, il y a presque 30 ans.
C’est le premier week end de Pentecôte depuis cette année 1995, année de mon adhésion, que je ne fais pas les assises. En tant que militant local, puis en tant que militant national, j’ai assisté à toutes les assemblées générales. Pas toutes les journées de travail (J’en ai râté 2 pour cause de grippe et de tour de rein). Cela fait un an que j’ai quitté le bureau national, poussé par plein de raisons que la mémoire de l’hébergeur du site de Moto Mag ne pourrait pas accueillir. Citons en les plus importantes : une lassitude de combats contre les cons (En interne), une lassitude de temps donné et un constat de difficulté pour la FFMC à prendre sa place de moteur en énergie et en créativité pour répondre encore mieux aux difficultés du monde de la moto. En bref, une volonté inconsciente de vouloir reste de "jeunes agités" plutôt que de vouloir entrer réellement dans le monde des adultes. Méchants hein ? Non, même pas, tout simplement réaliste avec une pointe de désillusion qui me fait paraître excessif.
Je crois en la capacité du collectif à déplacer des montagnes et je crois en la capacité de réaction des individus pour transcender les difficultés en créant. C’est de la nécessité que nait la création et l’intelligence collective.
Or, à des besoins clairement définis et constatés, la FFMC ne m’a pas prouvé, loin de là , sa capacité à être moteur, laissant le soin à d’autres, mêmes dans le mouvement à créer à sa place. Et donc, parce que nous sommes dans le même bateau, sans ambigüité de la part de qui-que-ce-soit, la paternité en revient au mouvement.
A mon avis, la Fédération n’a pas su faire, et j’en prends une partie de la responsabilité (Ayant été au BN suffisamment longtemps), sa révolution pour s’adapter au nouvel environnement des motards. Je ne parle en l’occurrence pas de débat stérile des motos et des scooters. La population motarde est de plus en plus hétérogène, sans avoir inventé de (réelles) nouvelles pratiques depuis 30 ans. Mis à part le stunt, qui n’est que la déclinaison acrobatique (Et moins risquée peut être) des "400 départ arrêté" d’il y a 20 ans, on se sert toujours de sa moto pour aller au boulot, pour travailler, pour se balader, pour partir en vacances et pour emmener sa "nouvelle(eau)-copine(ain)-sur-la-côte-le-week-end" !!!
Parallèlement, le motard passionné, le motard sécuritaire, le motard professionnel, le motard week end / soleil et le motard vacances ont rencontré le motard "moto / boulot / dodo", qu’on a du mal à assimiler à notre communauté, du mal à cerner ... Est ce un automobiliste en deux roues ou un deux roues à qui il manque un volant ?
Toi, le motard que j’ai suivi 3 ou 4 km vendredi dernier, sais tu que j’avais une furieuse envie de te foutre mon poing dans la gueule au stop ? Pourquoi ? Parce que tu portais un chasuble jaune fluo par ce magnifique soleil !!! Avec marqué "AMV" qui plus est !!! Tu creuses ta tombe de motard, et la notre par la même occasion... Parce que si on t’interroge, tu diras "c’est pour que les automobilistes me voient mieux"... Et pourquoi ne pas allumer les codes en plein jour pour les autos non plus ? Pour qu’elles voient mieux les motards ! Quoi lui dire à celui là ? Qu’il y a une concentr’ avec bières et tatoueurs dimanche prochain ? Eurk. Que la FFMC siège dans les PDASR de préfecture ? Eurk. Que les flics, c’est tous des nazes ? Fuck da police ... Eurk. Alors, si, le discours, je le connais. Si tu mets, cela, la fausse bonne idée individuelle se transformera en fausse bonne idée gouvernementale, relayée par les associations de victimes gavées de subventions publiques, ne représentant qu’elles mêmes et servant de relais à toutes les idées conservatrices parce que leurs dirigeants émargent dans les plus grands relais d’opinion conservateurs de la société...
Et le motard "moto / boulot / dodo" qui a hésité entre la R1200rt (Salaud !) et le MP3 de Piaggio pour aller à la Défense tous les matins... On lui dit quoi ? Du haut de notre blouson de cuir graisseux autant que nos cheveux (A cause du casque, pas de l’absence de shampoing depuis les dernières vacances à la mer)... Alors que sa condition de motard en entreprise, il ne la connait même pas. A t il un emplacement sécurisé pour mettre sa moto ? Sécurisé ne voulant pas dire simplement à l’abri du karcher des employés municipaux, mais bien des vols et dégradations. Sait il si il est bien assuré en usage affaires pour l’utiliser entre les heures d’embauche et de débauche ? Sait il que les gants en fleur de daim ne conviennent pas en cas de bisous avec une bitume hostile et sans scrupules ?
Et le motard passionné, quelqu’un va t il lui expliquer qu’il reste encore des places au musée des "vieux souvenirs" parce que la moto passion est une espèce en voie de disparition tellement la société de consommation a banalisé l’acte d’achats qu’on en devient aussi pressuré que les caisseux avec leurs Picasso ou C3. Tellement décérébrés qu’on nous tient les mains pour dire "il manque 0.5 bars dans vos pneus, il faut les gonfler !" A quand la lumière pour dire "n’avez vous pas envie de pisser ?".
Et le motard vacances, celui qui fait ses 5000 km sur les 4 semaines de vacances. On lui dit que selon les assureurs, il a déjà parcouru 3/4 du km moyen d’un motard dans l’année, et qu’à partir de maintenant, il lui reste 2000 km à faire autour de l’été sinon, il perd trop de pognon ! Sachant que les 2000 km, c’est ce qu’il faut grosso merdo dans le mois...
Toutes ces catégories de personnes sur une moto, vous les avez autour de vous. Or, je pense que la Fédération, dans sa vision égalitaire et puriste, héritée de ses combats, de ses origines, de ses acteurs, a raté l’adaptation. Où sont les sidecaristes ? Où sont les handicapés ? Là , me direz vous, par ASF ou HMS... Non. Ce n’est pas si vrai que cela, car rien, ou peu, se fait avec eux. Et je ne parle bien entendu pas de la balade gentillette avec les enfants handicapés du centre d’à côté ou la balade au profit d’HMS, je parle d’un vrai travail de discussion et d’intégration des caractéristiques de ces populations dans le discours de tout militant FFMC. Par un vrai argumentaire, travaillé et intégré, parce que le militant départemental doit porter le discours de toute la fédération, dans son ensemble.
Mais la Fédération n’est pas prête à cela, car on ne rentre pas sur un projet politique d’une vision de la pratique de la moto, partagée et travaillée, on rentre sur des bases plus ou moins liées à l’accidentologie moto (les caisseux, tous des cons) ou sur une volonté de faire des manifs pour défendre des acquis corporatistes. Qui rentre sur la vision de ce qu’est la moto ? De ce qu’elle représente dans la société ? De ce qu’elle doit / peut devenir ? De ce qu’elle est vraiment en terme d’objet ?
Moi, je dis, la moto pollue. Il faut donc qu’elle pollue moins, car ne pas le vouloir, c’est s’exposer à une contrainte imposée et douloureuse à court terme. Moi, je dis, la moto doit être exclue des lieux quand la voiture l’est (Centre ville), car qu’a t elle de différent en terme de risques, de pollution ou de nuisances ? Moi, je dis, la moto n’a pas à être utilisée en forêt ou dans les dunes de plage, car elles font du bruit, polluent et font peur (Animaux comme humains). Moi, je dis, la moto fait du bruit quand elle roule, il faut donc INTERDIRE les pots sportifs et non homologués sur route, car les motos sirènes à 14h ou 3h, c’est pareil, désagréable horripilant et impossible à défendre. Cela rompt avec quelques dogmes que la Fédération s’est imposée pour ne pas nuire à une partie de son "sociétariat". Quand je participais à la création d’une antenne, je commençais mes présentations en disant que la place des fanas des wheelings et autres ruptures n’étaient pas là . Toujours, 3 ou 4 partaient en râlant. Pas grave, on pouvait commencer.
Oui, il faut permettre à tous de se défendre devant la justice, Oui, il faut permettre à tous de pouvoir avoir le choix dans ses achats, Oui, il faut permettre à tous de prendre du plaisir en roulant. Non, cela ne peut se faire au détriment de la planête. Non, cela ne peut se faire au détriment des autres usagers de la voie (Du piéton à l’automobiliste) Non, cela ne peut se faire au détriment de la survie même de la pratique de la moto, car une minorité sert de prétexte à nos gouvernants (Et l’actuel en est un exemple flagrant) pour réagir sur des anecdotes et contraindre une majorité sur la base des actes d’une minorité.
Enfin, je terminerai en expliquant un virage que la fédération a commencé, mais qui traine trop. Celui de la professionnalisation et de la sauvegarde des connaissances. La professionnalisation, c’est laissé les salariés faire des choses, porter des choses, tout en leur donnant au préalable les cadrages nécessaires (Ce qui induit qu’on les ait pensé avant). L’autre, c’est la perte sèche de connaissances bénévoles des gens qui se sont investis localement et nationalement, quand ils partent. Je connais la réponse : "il faut rester et aider dans ton antenne". Certes. Mais non, désolé, pour ma part en tout cas, l’appétence militante n’est plus au niveau local, niveau sur lequel j’ai donné pendant 10 ans à peu près (4 en tant que président et 6 en tant que webmaster du site). La modification statutaire rejeté en 2008 de mettre en place un conseil d’administration était une piste. Elle a été rejetée sur cette crainte infantile et irraisonnée de la prise de pouvoir par une personne. Alors qu’en fait, les modifs proposées allaient dans le sens d’un meilleur partage et d’une meilleure modération, car c’est en ce moment, et depuis des années, que la fédération est à la merci d’un dictateur. Plus nous mettrons des lieux de concertation et d’intelligence collective, plus l’émergence d’invidualités sera faible et moins le risque sera présent.
Alors, voilà , à cette heure le rapport financier doit être terminé, les votes doivent être en train de se dérouler. On va discuter de sujets d’actualité probablement, en "pleinière", préparant les commissions de travail à venir. Au fait, qui rentrera au BN ? Y a t il enfin des militants, capables de penser, travailler et avoir une vision à terme de ce que doit être la FFMC ou va t on encore avoir le bon bénévole d’antenne qui veut "donner-un-coup-de-main-au-BN-parce-qu’ils-ne-sont-pas-nombreux -et-parce-que-la-moto-est-en-danger" ? Et si possible sur un dossier spécifique, parce que les autres, je m’en fous, j’ai rien à dire dessus. Heureusement, certains, toujours les mêmes, montront aux créneau pour poser les questions désagréables, lançant aux autres le signal que celui là n’a pas reçu l’onction pour prendre les rênes de la fédération.
N’y voyez aucunement de l’aigreur, de la jalousie ou de la méchanceté, tous ses propos, je les ai tenu en réunion de BN ou en comité plus restreint. Rien d’étonnant dans mes propos pour ceux avec qui j’ai déjà eu l’occasion de discuter. C’est aussi aux autres que je m’adresse par ce texte.
A une prochaine fois dans la salle pleinière ?
.: Ma première AG de l’ADMR départementale et locale
Rappelons nous... Fin mai 2008, l’appel au secours de l’ADMR de Riaillé avait résonné en moi, suffisamment pour que passe le cap et que j’y prenne quelques responsabilités (hum hum).
Depuis le 25 septembre 2008, j’en suis le président. Plusieurs personnes m’ont posé la question "Mais pourquoi as tu décidé de t’investir dans l’ADMR ? Auprès des personnes âgées ?". Cette question est à deux niveaux. Le premier est le choix de l’ADMR, le deuxième est celui de la population ciblée.
L’ADMR a un projet vieillissant (Ruralité, présence forte du bénévolat y compris sur des aspects très techniques, ...) mais qui reste à mon avis, un projet associatif ambitieux, humaniste et à développer. Non, il ne faut pas laisser aux seuls techniciens la relation avec l’usager, non il ne faut pas techniciser à outrance l’intervention. Il faut réinventer la place du bénévole dans cette prestation commerciale qui est apportée à des personnes dans le besoin. Pas simple, mais j’aime les défis.
Alors, depuis un peu plus de 6 mois, je préside une association de 8 salariées, 50 adhérents, en relation avec une fédération départementale et une union nationale. IL y a environ un mois, c’était l’ag départementale, ma première. C’était un mélange de curiosité, d’appréhension et de militantisme qui me faisait aller. Le militantisme du président d’asso locale qui doit représenter son asso à l’ag fédérale, l’appréhension d’un contexte qui devait être validé (Etais je bien au bon endroit ?) et la curiosité de voir comment se passait une ag non houleuse et attendument calme. L’ag s’est bien passée, précise, claire, à plusieurs voix.
Les questions / réponses au conseil d’administration fédéral arrivant, j’avais une liste longue comme un jour sans pain de questions à poser. Mais je devais en choisir une. Celle qui me taraude depuis que je suis à l’ADMR (Y compris en tant que bénéficiaire de prestations). Je n’interviendrai pas en premier... 2 ou 3 questions sur les comptes... Tellement simple de poser des questions sur les finances, tellement plus simple que de poser des questions sur le projet associatif ou sur la politique du mouvement. Je lève la main, des sourires de visages connus se font jour... Tiens, je suis attendu. On m’a déjà repéré comme un casse-coui..es... ?? "Madame la Présidente, comment et quand allons nous commencer à réfléchir sur le statut d’adhérent et de client, compte tenu des évolutions réglementaires et commerciales des relations que nous avons avec eux, tout en réaffirmant que l’adhérent est le socle de notre intervention, car nous sommes une association à but non lucratif ?"... Premier élément de réponse qui ne me satisfait pas. La Président s’en rend compte et m’interroge "Cela ne vous convient pas ?". "Non lui repondis je, mais vous ne pourrez pas me répondre clairement tant la question est difficilement entendable par certains". Sourires échangés à travers la salle avec d’autres. D’autres visages ont visiblement vu passer quelque chose mais quoi...
Au buffet d’apéritif, outre que deux étudiants à qui j’ai donné des cours ont été embauchées à la fédération (Pas grâce à moi hein, toutes seules, sur leurs compétences) et qu’un des salariés m’a reconnu comme "Guillaume Chocteau de Ressources Solidaires", quelqu’uns viennent me dire que ce serait bien que je rentre au conseil d’administration fédéral. Ah bah tiens... Il n’aura pas fallu longtemps... En fait, cela fait déjà un mois environ qu’un déjeuner discret a eu lieu et que j’ai été approché sur ma vision de l’ADMR à long terme et sur les évolutions nécessaires selon moi. Ma place est chaude pour octobre, car cela fera un an de présence à l’ADMR en tant que responsable. Donc, en octobre, par cooptation, je serai peut être administrateur fédéral de Loire Atlantique. J’en suis honoré, car l’ambiance est agréable et je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire, et beaucoup de choses à apporter et à apprendre. D’ici là , j’integrerai la commission Emploi / formation en tant que militant de base. Soit dit en passant, il n’aura pas fallu 6 mois pour me faire harponner, ce qui me fait dire que le monde associatif est quand même aux abois pour recruter leurs cadres... Et que le risque est présent !
A suivre pour le niveau départemental... Pour ce qui est du niveau local, a eu lieu ma première assemblée générale locale. C’était aussi un mélange de curiosité, d’appréhension et de militantisme qui me faisait aller. Le militantisme du président d’asso locale qui doit présenter son bilan devant ses adhérents, l’appréhension d’une population que je ne connais pas bien et la curiosité de voir comment se passait une ag non houleuse dans un contexte médico social.
20 personnes environ, l’adjointe au maire, des salariés, la vice présidente départementale... 2h30 de discussion et d’échanges. Les questions qui fâchent et auxquelles je m’étais préparé. Bref, rien d’extraordinaire...
L’ag était suivi d’un repas ensemble et d’un temps de jeux. De 11h00 à 16h00, j’ai donc rempli mon rôle de président d’ADMR locale avec plaisir, tout en étant (quasiment) le seul encore en activité et certainement le plus jeune (Le blanc était de rigueur sur les cîmes !).
Je vous invite à consulter les photos des participants, le sourire est là . Et on se dit qu’on y est un peu pour quelque chose, donc c’est bon.
.: Elections européennes... Mais pour qui vais je voter bordel !?
Vous n’êtes pas sans savoir, chers lecteurs, que je suis encarté dans un parti politique. En l’occurrence, je suis chez les Verts depuis 2002 en tant que cotisant, et je vote Verts, sans faute, depuis 1995. Et depuis 1995, je suis dans le courant de Dominique Voynet. Cette femme a réussi pour moi à combiner, sans excès, les positions écologistes, les sujets sociétaux, la vie politique et le "juste-ce-qu’il-faut" de politicien. Ne nous voilons pas la face, pour arriver à ces niveaux, il faut être un brin politicard. Et ce n’est pas un insulte, c’est un fait.
Or, les élections européennes sont dans 15 jours environ. Et à ce jour, je ne sais pas pour qui je vais voter. Car une chose est sûre, je ne voterai pas pour la liste Europe Ecologie. Europe Ecologie est un rassemblement sur des bases écologistes et sociales. Je suis (presque) en tout point d’accord avec le constat posé dans le programme :

Rassemblement de citoyennes et de citoyens, d’élu-e-s et de responsables associatifs est né de l’ambition de fédérer les écologistes pour proposer un nouveau contrat pour l’Europe, un New Deal écologique et social. Ce contrat est d’abord un plan d’urgence face à la crise. Mais c’est un programme de sortie de crise, pas de replâtrage. A raison de 100000 chômeurs de plus chaque mois en France, nous ne pouvons nous satisfaire de demi-mesures.
Certains proposent une relance par la consommation à coup de surendettement et sans tenir compte des bas revenus, d’autres une relance par l’investissement dans des secteurs dépassés. Ils n’ont d’autre ambition que de brûler des milliards d’euros dans un système libéral et productiviste qui a failli.
On ne résoudra pas la crise avec les politiques qui l’ont provoquée. On ne trouvera une issue qu’en coordonnant à l’échelle européenne une orientation politique nou- velle : la conversion écologique et sociale de l’économie, un autre projet de société.
Le contrat d’Europe Écologie repose sur deux idées simples :
Pour protéger, il faut changer : une autre régulation économique, reposant sur la mutation écologique de la société, constitue la seule issue réaliste et durable. Secteur par secteur, cette conversion doit commencer maintenant pour éviter la catastrophe.
Pour changer, il faut protéger : les populations européennes ne s’engageront dans cette réorientation que si elles ont la garantie que ce changement de direction favorise leur mieux-être. Par conséquent, les droits fondamentaux, sociaux et environnementaux doivent être garantis. La crise est l’occasion de les renforcer maintenant.
Le nouveau contrat écologique et social que nous proposons a pour ambition de refonder l’Europe du Traité de Rome.
Bon constat et bonnes pistes de nouveau contrat européen. Et puis, comme d’habitude, malgré un constat partagé, des axes en accord, je reste sur ma faim et mon malaise.
Ce malaise que je retrouve avec le discours officiel des Verts, qui disparait que je discute avec certains d’entre eux (Y compris haut placé => François de Rugy qui m’a déjà récupéré lors d’un déjeuner avec Emmanuelle Bouchaud), et qui réapparait quand j’entends encore "les propos dans le poste". Ce malaise pourrait se traduire par "je n’adhère pas au parti des oiseaux". Pourtant, on sait parler d’autres choses. Justement, c’est ce qui m’a poussé à adhérer : les Verts ont une autre vision de l’économie, les sujets sociétaux étaient en pointe (Mariage gay, réduction du temps de travail, culture, ...).
Mon parti ne serait donc qu’un aiguillon sur les sujets de société et le flingueur sur les questions environnementales ?
Peu à peu, j’ai retiré mes billes d’investissment TEMPS. Autant j’avais fait les réunions des dernières élections (Présidentielles), autant je participais à la vie de mon groupe local, autant maintenant, c’est plus rien.
Alors, mon soutien est plus que faible, je pense apporter plus par mon boulot et l’approche "citoyenne, DD et environnement" que par mon investissement politique. Surtout qu’il s’approche de plus en plus de la portion congrue...
Concernant mon vote, il est d’autant plus difficile pour voter pour "le parti des oiseaux" que les enjeux européens ne sont pas minorés de mon côté. Je suis pour la construction européenne, dépassant les limites nationales des Etats. Et je sais, et admet, que 70% des réglementations nationales proviennent de décisions européennes. Point de défaitisme. Et ce n’est parce que l’Europe est le meilleur lieu pour la protection de l’environnement, que je me laisse bercer sur la nécessité d’avoir la même défense des individus, des salariés et des droits sociaux. Et là , force est de constater que cela pêche. Non pas que le programme d’Europe Ecologie pêche (Sans jeu de mots), mais parce que les recrutements des candidats, et surtout des têtes de listes, y compris Eva Joly [6]. Sandrine Bélier, José Bové et Yannick Jadot sont certes, de très bons militants pour l’environnement, mais sur des questions sociales... Quelles sont leurs positions intérieures sur l’immigration ? Le mariage ? La religion ? La laïcité ? Les impôts ? La TVA ?
Autant je peux connaître en partie les positions des Verts, mais Europe Ecologie ? Alors, si on regarde les autres listes...
Lutte ouvrière :
Nan, les radicaux rouges, très peu pour moi.
Nouveau parti anticapitaliste :
Voire précédent. Même si le système économique et politique est loin d’être parfait, il faut arrêter de mentir aux gens : Si le NPA arrive au pouvoir, l’instauration d’une dictature prolétarienne sera faite. Or, même si on peut facilement se laisser séduire par les sirènes de Besancenot, n’oublions pas que la plupart de ceux qui votent pour lui, serait passer par les armes (contremaitres, encadrants, petits chefs, ...). Ce ne sont pas des paroles de réac, c’est tout simplement l’instauration du système de pensée de la IVième internationale communiste dont se réclament les partisans du facteur.
Front de gauche (PCF et Parti de Gauche)
A mes yeux, cette alliance est un contrefeu à la montée du NPA. Je ne sais pas jusqu’à quelle limite Mélenchon rompra avec le PS. Ca sent un peu la manip électorale malgré tout... Quant au PC, même si ces idées sont largement diluées par rapport au PC d’il y a 30 ans, il ne représente tellement plus une force de gauche, qu’il faudrait sérieusement penser à se diluer complètement dans une autre formation. Un pôle clairement à gauche, mais de gouvernement... J’aspire de mes voeux depuis longtemps.
Parti socialiste
Rien à dire, je serais méchant.
Europe écologie (dont les Verts)
Déjà dit.
MoDem
Je vote pas à droite.
UMP
Je vote pas à droite.
Debout la République
Je vote pas à droite.
Libertas (MPF et CPNT)
Je vote encore moins pour les fachos.
Front national
Euhhh.. Dois je VRAIMENT répondre ?
Autres listes
Je ne dirai que "Pfff pfff pfff"...
Alors, vous pensez que je voterai pour qui ? ...
.: "Ici l’armée des enfoirés" ou comment le vrai visage du charity business montre son nez...
Vous le savez, je n’aime pas le charity-business ! Cette mode qui veut que les ONG prennent de plus en plus de place sur le terrain de la solidarité, qui à mes yeux, relèverait d’une solidarité mécanique via les pouvoirs publics et l’impôts. Or, la charité repose sur une notion individuelle, volontaire et religieuse de l’aide apportée, nous ne sommes pas dans le soutien et l’effort pour que l’autre s’en sorte, ni dans la réparation des dégâts des décisions collectives par le collectif, nous sommes dans une volonté de sauver son âme.
L’une des déviations du charity-business est toute cette mode de mettre l’artiste au service d’une cause. De Adriana Karembeu pour la Croix Rouge à Angelina Joli pour l’UNICEF, les stars donnent un peu de leur temps et de leur notoriété pour récolter de l’argent. Qu’elles donnent du temps et de la notoriété, c’est plutôt pas mal, mais si on s’arrête aux paillettes, car bien souvent, l’investissement sans la réflexion sur le sens fait que la situation perdure, sans remettre en cause les grands équilibres économiques, financiers et du pouvoir. C’est pour cette dernière raison que des investissements médiatiques plus "sensibles" ne trouvent pas autant d’écho : Richard Gere pour le Tibet, Sean Penn contre la guerre en Irak pour ne prendre que deux exemples. Certes, ils sont connus pour leur combat, mais ont eu à subir des revers dans leur métier pour les positions qu’ils ont prises. Dès lors qu’on quitte le consensus mou, on s’attire les foudres des puissants.
En France, nous avons aussi nos stars engagées. Pourrait on remettre en cause l’investissement de Coluche pour les Restos du Coeur ? Pourrait on remettre en cause les Restos du Coeur ? Pourrait on remettre en cause Augustin Legrand pour les Enfants de Don Quichotte ? Ou pourrait on remettre en cause l’Abbé Pierre ? Mère Thérèsa ? Non, revendications justes (Je ne les remets pas en cause), mais moyens propres et consensuels.
Monseigneur Gaillot ? Jean Baptiste Eyrault ? Nan, ils dérangent, ils s’attaquent aux racines... On peut mettre Augustin Legrand aussi, quand il a installé les tentes du canal St Martin. Eux, ils dérangent, ils ne sont pas politiquement corrects, tout en restant tout à fait honnêtes et responsables. Oui, mais ils dénonçent...
A donner la place aux organisations caritatives, l’Etat laisse insidieusement s’installer une concurrence entre elles. Et cette concurrence les fait glisser dans le "toujours plus". Il faut vendre de mieux en mieux le produit, le marketer le plus possible, pour que les masses l’achètent. Même si nous restons sur un aspect d’utilité social, voire très social, nous sommes bien sur un marché, celui du caritatif. Un élément de réflexion ?
Sylvie Brunel, dirigeante, d’Action internationale contre la faim (AICF), puis cadre dirigeante de l’association a dénoncé en 2000 les dérives des grandes associations humanitaires qui sont « devenues des business soucieux de parts de marché ». « Les donneurs de leçons, dit-elle encore, sont tombés dans les défauts qu’ils dénoncent : la bureaucratie, le niveau élevé des rémunérations. » Sont ainsi visés les salaires élevés que s’attribuent les dirigeants et les cadres permanents de ces grandes associations qui vivent grâce aux dons des particuliers. Wikipedia
D’ailleurs, à ce titre, on peut observer l’intrusion des Enfants de Don Quichotte sur le terrain de la défense des sans abris. En terme marketing, ils ont fait un coup, reprenant sur leur terrain Médecins sans Frontières ou Médecins du Monde, mais en plus médiatique. Joli coup marketing qui les ont fait passé au journal de 20 heures !
La concurrence entre associations, sujet tabou dans l’économie sociale et solidaire, mais réalité quotidiennement approuvée... Dès lors que l’argent est en jeu, l’utilité sociale et l’éthique n’empêchent pas la concurrence. Pourquoi ? Parce que pour récolter de l’argent, beaucoup d’argent, il faut des professionnels, du marketing, de la communication et donc de l’argent. Et donc des salariés. Et à partir du moment où l’on a des salariés, il faut les payer (Si si !) surtout si ils ont des compétences. Et l’argent appelle l’argent.
De ce tableau noir, bien entendu qu’il existe des collaborations, des passerelles, des partenariats, et que tout le monde ne se massacre pas la tronche à coup de battes de base ball. Toutefois, nier ces éléments serait naïf.
Et côté marketing gagnant, les "Enfoirés" sont les champions olympiques. Je ne remettrai pas une couche sur ce que je viens de développer, vous comprendrez aisément que je ne cautionne pas, que je n’aime pas, que je ne soutiens pas.
Leur dernier coup est pour moi, le summum ! Ils ont repris la chanson "You’re in the army now" de Status Quo. Grand classique des années 80, on peut apprécier le choix. Tout en s’interrogeant sur la pertinence, car les paroles sont peu en lien avec le sujet qui nous anime. En effet, la chanson parle globalement d’un garçon dans l’armée, qui se demande un peu ce qu’il fait là après s’être fait enrolé.
Ou alors, la pertinence est là , justement. L’armée des enfoirés ? Etonnante contradiction entre une "troupe d’artistes engagés contre la misère" et un "groupe de combattants" ? Est ce si différent ? Les enfoirés ne seraient ils pas une armée contre la misère ? Sont ils une armée contre la misère ou une armée pour aider les miséreux ? Comme on voudrait faire croire que l’armée est devenue (Rappelez vous le clip de recrutement de l’armée de terre => on trouve un métier et on sauve des vies !). Et quand on lit les paroles de la version "enfoirée", on comprends "qu’on s’amuse et qu’on aide"(Ce qui est le projet des Restos à l’origine). Et qu’on espère que cela va s’améliorer pour enfin dissoudre l’armée ...
Cela ressemble étrangement à l’armée ... du Salut ! Avec les soldats et les officiers, l’Armée du Salut est une armée organisée pour aider les miséreux.
Je ne vous cacherais que je suis profondément dérangé par cette chanson. Dérangé par le titre, dérangé par cette mode, dérangé par les artistes qui se retrouvent dedans... Il faut être dans la troupe, même si on n’y chante quasiment pas (Michel Drucker, Laëticia Casta, Carla Bruni [7], Carole Bouquet ou Jean-Marie Bigard). Et on doit y chanter, même si on a des soucis avec le fisc (Florent Pagny ou Doc Gynéco) ou des artistes qui n’habitent pas en France, et donc ne payent pas d’impôts ici (Alain Delon ou Johnny Hallyday [8]).
La grande majorité semble sincère, et leur investissement se confirme ailleurs (Jean Jacques Goldman par exemple).
Quand on voit les sommes des dons du téléthon, environ 100 millions d’euros, on sait qu’il y a de l’argent pour la recherche et l’aide sociale.
Selon les enquêtes quantitatives récentes consacrées au don d’argent, les sommes
collectées auprès des particuliers par les associations caritatives et humanitaires françaises sont
passées de 1 milliard à 9 milliards de Francs de 1989 à 1991 ; elles ont ensuite atteint le
montant record de 14 milliards de Francs en 1994, soit une progression de plus de 50% en
trois ans. Parallèlement, malgré l’observation d’une baisse du nombre de donateurs (-4,3%)
entre 1993 et 1996, les estimations avancées par ces recherches font état de la présence de 20
millions de donateurs au sein de la population française en 1997. Donner aujourd’hui - Eléments pour une sociologie du don caritatif par Ariane EPEE
On voit dans l’étude IPSOS et HSBC une vraie tendance à donner par devoir...

Le devoir d’aider son prochain est la motivation principale. Pourtant, le seul moyen d’aider correctement, équitablement et durablement son voisin en détresse, c’est l’impôt, cette solidarité neutre que l’histoire a progressivement fait évoluer, mais que nos gouvernants successifs ont détricotés. Rappelons nous que l’impôt sur le revenu pour la solidarité nationale est un acquis de la révolution française de 1789 ! "Aider son prochain" non, "sortir de la détresse son concitoyen" oui !
Aideriez vous un clochard alcoolique, puant et vous insultant ? Ou préféreriez vous aider la femme avec son enfant, couchés sur une couverture, serrant son bébé contre elle, un gentil chien couché à ses pieds, demandant du lait pour nourrir son enfant ? La réponse est évidente dans la majorité des cas. Pourtant, le clochard a autant le droit de vivre que la femme. Mais le regard moralisateur est passé dessus. Ouste le poivrot, aidons la pauvre mère en détresse !
Pourtant, en Europe, ce sont les Français qui pensent que le don est le meilleur outil pour un monde meilleur.
Corolaire de l’importance accordée à la philanthropie, l’utilité des dons ne fait aucun doute pour une majorité de Français (57%).
Ceci est encore plus vrai chez les femmes de moins de 35 ans et 25-34 ans pour qui « même s’il n’y a pas de concertation collective, les gestes que l’on peut faire chacun individuellement sont vraiment utiles pour construire un monde meilleur », (pour 71 % d’entre eux, respectivement).
Et inversement, pourtant d’inspiration plus basée sur l’acte individuel et la moindre présence de l’Etat fort, les autres pays sont plus partagés sur l’utilité du don...
L’avis est relativement partagé au Royaume-Uni (50%, contre 46% d’un avis opposé) et en Allemagne (49%, tandis que 48% estiment que les gestes individuels hors du cadre d’une concertation collective sont dérisoires).
En Espagne et en Italie, c’est l’opinion opposée qui prédomine : une majorité d’Italiens (43%, contre 42%) et plus encore, d’Espagnols (49%, contre 43% d’un avis contraire) estiment que « sans véritable concertation collective, les gestes que l’on peut faire chacun individuellement sont plutôt dérisoires pour construire un monde meilleur ».
Pour conclure, entre les enfoirés et le reste, nous pataugeons dans une économie malsaine de la réparation de la faute originelle, basée sur la faute individuelle et non collective, baignée de moralité rampante...
Beurk !
Les sommes importantes dont les grands philanthropes font don à des associations ou à des Å“uvres n’impressionnent guère : 61% des Européens estiment qu’au travers de ces dons, les grands philanthropes ne font que « leur devoir, compte tenu de leur fortune », et le font « avant tout comme une opération de communication pour améliorer leur image » (77%).
Fin des hostilités !
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